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W is a research collective on performance. 

 

W simultanesously develops three complementary approaches: a practice, a critical method, and a theory.

 

W produces games, a lexicon of operational notions, a critical seminar, a theoretical apparatus, various conferences and articles, as well as research sessions and workshops.

 

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(Attention, ce jeu est encore en phase d'élaboration, les règles n'en sont pas fixées définitivement). 

 

Le jeu de l’Échelle se présente comme une succession de solos effectués alternativement par deux équipes, sur la base d’une instruction. Chaque nouvelle effectuation doit reprendre la précédente en l’augmentant significativement. Le jeu de l’Échelle travaille ainsi à composer progressivement une partition tacite par le jeu d’une succession de performances ponctuelles ; il expérimente en quoi l’émulation peut être facteur d’écriture collective. Enfin, en donnant la parole à un public selon une procédure réglée, le jeu questionne en même temps les conditions et les critères de réception d’une performance.

 

RÈGLES DU JEU 

Le jeu de l’échelle se joue à 6 ou 8 joueurs sur une aire de jeu encadrée par une échelle bidirectionnelle en forme de U, aux extrémités de laquelle se situent les bases de départ respectives des deux équipes en présence (cf. schéma).

 

Participants requis : 

- Deux équipes de 3 ou 4 joueurs chacune.

- Un Comité d’Évaluation Différentielle comprenant 7 personnes, dont 2 rapporteurs qui jouent le rôle de modérateurs lors des délibérations.

- 1 arbitre muni d’un chronomètre.

 

1. Au début du jeu, les deux équipes sont sur leurs bases respectives. L’arbitre désigne à pile ou face l’équipe qui ouvre le jeu. Les équipes prendront ensuite la main alternativement. Les joueurs, au cours de la partie, se déplacent sur l’échelle en fonction de l’évolution du score. Le jeu s’achève quand tous les joueurs d’une même équipe ont rejoint la base de l’équipe adverse.

 

2. Une manche commence quand n’importe quel joueur de l’équipe qui a la main parle, c’est-à-dire coiffe le chapeau de l’Auteur et propose une «instruction» (un énoncé comportant au moins un verbe à l’infinitif). Cette instruction est notée et affichée à la vue de tous. L’Auteur regagne sa place sur l’échelle après avoir parlé ; il progressera d’un degré chaque fois que son instruction sera performée par un autre joueur (à moins que cette performance donne lieu à une adaptation ou une constestation - voir plus bas).

 

3. Après que l’Auteur a parlé, c’est à un joueur de l’équipe adverse de lever la main et d’annoncer : «Voici comment on... [texte de l’instruction]». Puis il entre sur le terrain et propose une performance.Chaque performance dure un temps maximum de deux minutes (trois pour celui qui ouvre la manche), y compris pour rassembler d’éventuels accessoires avant d’entrer en scène. Le chronomètre court à partir du moment où le performeur a fait son annonce. Chaque performance doit se dérouler strictement à l’intérieur de l’aire de jeu, Toutes les performances se concluent par un salut au centre de l’aire de jeu, à la suite de quoi le joueur regagne l’échelle, en progressant d’un degré.

 

4. L’équipe adverse a alors la possibilité de proposer une reprise : c’est-à-dire une nouvelle performance qui développera, augmentera, améliorera, complexifiera de manière notable la performance qui l’a précédée. De manière générale, tout repreneur doit obligatoirement prendre en compte l’ensemble des performances auxquelles il a assisté depuis le début de la manche, c’est-à-dire en extraire une possible partition, qu’il travaillera à son tour à augmenter lors de sa propre performance.

Un joueur qui souhaite reprendre doit avoir une main levée au moment où le joueur précédent regagne l’échelle après avoir salué. Il annonce alors : « Non, non, non, ce n’est pas vraiment ainsi qu’on [texte de l’instruction]... ». Il dispose alors de deux minutes pour performer, et conclut sa proposition par un salut au centre de l’aire de jeu, puis regagne l’échelle en progressant d’un degré.

 

5. Au troisième tour, l’équipe qui a la main dispose pour répliquer de trois possibilités :

a) La reprise : cf. règle 4.

b) L’adaptation : un joueur formule une nouvelle instruction, susceptible de mieux rendre compte de la dernière performance qui a été montrée. 

Le joueur qui souhaite adapter doit avoir une main levée au moment où le joueur qui l’a précédé regagne l’échelle après avoir salué. Il entre alors sur le terrain et annonce : « Non, non, non, nous ne sommes pas en train de [texte de l’instruction], nous sommes en train de [texte de la nouvelle instruction]». Il attend pour saluer que son instruction soit affichée à la vue de tous, puis il reçoit le chapeau de l’auteur et retourne à l’échelle en montant d’un degré.

Dès lors, l’Adaptateur se substitue à l’Auteur, c’est-à-dire qu’il progressera d’un degré chaque fois que son instruction sera performée. Le précédent Auteur redevient performeur. 

c) La contestation : si une équipe estime que la dernière performance proposée n’augmente en rien les précédentes, ou que l’adaptation proposée est inadéquate, elle est en droit d’en contester la validité.

Pour qu’une contestation soit recevable, tous les joueurs de l’équipe contestatrice doivent avoir les deux mains levées au moment où le joueur précédent regagne l’échelle après avoir salué. Le Comité d’Évaluation Différentielle est alors saisi, et invité à statuer sur la validité de la contestation, selon la procédure et les critères définis ci-dessous (voir les « Règles du Comité d’Evaluation Différentielles»). Deux cas se présentent alors :

- la contestation est acceptée, c’est-à-dire que la dernière proposition (reprise ou adaptation) est invalidée : le joueur contesté descend d’un palier tandis que l’équipe contestataire monte d’un degré. L’Auteur ne progresse pas. La manche est conclue au profit de l’avant-dernier performeur. 

- la contestation est rejetée, c’est-à-dire que la dernière proposition (reprise ou adaptation) est validée : le joueur contesté gagne la manche et monte d’un palier ; l’équipe contestataire descend d’un degré. L’auteur progresse d’un degré.

 

Notes :

- Une instruction doit être performée au moins une fois avant d’être adaptée de nouveau.

- Si plus d’un joueur d’une même équipe a la main levée au moment ou le joueur précédent regagne l’échelle, la possibilité de reprendre ou d’adapter est annulée et le joueur précédent remporte la manche.

- Si tous les joueurs de l’équipe qui souhaite contester n’ont pas les deux mains levées lorsque le joueur précédent retourne à l’échelle, la possibilité de contester est annulée et le joueur précédent remporte la manche.

 

6. Si un joueur regagne l’échelle sans être repris, adapté, ou contesté, la manche est dite accomplie. Le joueur remporte la manche et monte d’un palier sur l’échelle.

 

7. Un joueur ne peut partager une case avec un joueur de l’équipe adverse. Si la case à laquelle le score le destine est occupée par un adversaire, il est automatiquement propulsé jusqu’à la première case vacante.

 

8. Un joueur ne peut jamais pénétrer dans la base adverse en qualité d’Auteur. Pour franchir cette ultime étape, il doit déposer son chapeau et performer lui même l’instruction en vigueur. En cas de reprise ou d’adaptation par l’équipe adverse, il devra engager un duel avec l’autre équipe, c’est-à-dire que lui seul parmi les siens sera autorisé à répondre aux propositions de l’adversaire, et ce jusqu’à la fin de la manche.

 

9. L’arbitre s’assure que les règles du jeu sont respectées ; il sanctionne les éventuels vices de forme par des reculs d’un degré sur l’échelle. 

 

 

RÈGLES DU COMITÉ D’ÉVALUATION DIFFÉRENTIELLE

 

1. Le Comité d’Evaluation Différentielle (CED) du jeu de l’Échelle se compose de 7 membres : cinq commissaires et deux rapporteurs, qui modèrent les débats. Il est appelé à se prononcer dès lors qu’une performance ou une adaptation est contestée par l’équipe adverse. 

 

2. L’équipe contestataire n’expose à aucun moment les raisons de la contestation. De manière générale, les joueurs n’ont pas la parole pendant la délibération. 

 

3. Si c’est une performance qui est contestée, le CED a pour tâche d’évaluer si la teneur de la performance contestée a réellement développé, amelioré, augmenté ou complexifié de manière notable la performance précédente. Le CED est prié d’éviter les opinions personnelles et de s’en tenir aux éléments tangibles des deux performances comparées. La procédure recommandée est la suivante : 

a) le premier rapporteur liste les motifs supposés de la contestation : 

- soit que la performance contestée n’ait pas assez d’éléments communs avec la précédente

- soit que la performance constestée n’améliore pas suffisamment la précédente pour justifier une nouvelle version, ou qu’elle en néglige manifestement un pan jugé significatif.

b) le second rapporteur liste les motifs propres à rejeter la contestation, c’est-à-dire tous les éléments pouvant justifier que la performance contestée a réellement développé, amelioré, augmenté ou complexifié de manière notable la performance précédente.

c) les membres du CED tour à tour argumentent et se prononcent sur la validité de la contestation. 

 

4. Quand c’est une adaptation qui est contestée, le CED doit évaluer si la nouvelle instruction est réellement une meilleure description de la dernière performance  présentée.

 

5. La contestation est acceptée ou rejetée à la majorité des voix (à l’exclusion des rapporteurs). Elle est annoncée par l’un des rapporteurs et validée par l’arbitre. 

 

 

Le jeu de l'Échelle

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